L’Association Zones Blanches

Retrouvez ici le dépliant de l’association avec le bulletin d’adhésion

Notre histoire :

Dès 2005, l’Organisation Mondiale de la Santé donne une définition de l’électro hypersensibilité sur son site internet.

En mai 2011, le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer) a classé les champs électromagnétiques de radiofréquences comme « peut être cancérogènes » pour l’homme.

Dès 2012, des membres de l’association (non encore constituée) ont rencontré et aidé des femmes électro hypersensibles très sévèrement touchées et contraintes pour leur survie de se réfugier dans une grotte à Baumugne, située sur la commune de Saint Julien en Beauchêne, au nord du territoire du Sisteronais-Buëch.

 

L’histoire et les conditions de santé de ces deux femmes ont poussé Michèle RIVASI, aidée des membres de leur famille, à tout mettre en œuvre pour leur trouver une solution d’hébergement ; sensible à leur situation, la préfecture des Hautes-Alpes a pu réquisitionner pour elles la maison forestière de Jubéo. Elles y vivent depuis plusieurs années et cette éviction totale permet d’améliorer progressivement leur état de santé.

A la même époque, et afin de leur trouver des solutions d’hébergement dignes, de premiers contacts avaient été également pris avec la Caisse des Allocations Familiales des Bouches du Rhône, propriétaire du Domaine de Durbon proche, et très peu exposé aux ondes électromagnétiques.

Une partie de ce domaine de Durbon dispose d’un patrimoine bâti exceptionnel mais dégradé et non occupé.

 

Après qu’un diagnostic indépendant sur les ondes électriques et électromagnétiques présentes sur le site ait été mené grâce aux financements du Conseil régional PACA, en 2013, la CAF a lancé fin 2014 un appel à projet pour la reprise de tout ou partie du Domaine de Durbon dans le cadre d’un projet d’ordre sanitaire et social.

L’Association Zones Blanches a donc été créée en décembre 2014 afin de porter ce projet concret !

Elle a répondu à l’appel à projet de la CAF début 2015, et a reçu une réponse d’acceptation de principe de son projet début 2016, les négociations sont encore en cours afin de devenir propriétaire du projet.

Pourquoi le nom de « zones blanches » ?

Notre association a choisi ce terme de façon très symbolique, afin de promouvoir l’idée et la nécessité d’un maintien de  « zones blanches », pour les personnes électro hypersensibles, qui sont le public qui compose en partie l’association mais aussi et surtout le public visé par celle-ci.

Il n’y a pas de définition officielle d’une « zone blanche », mais selon les personnes électro hypersensibles, il s’agit d’un lieu dénué ou quasiment dénué d’ondes électromagnétiques artificielles. La définition pourrait être étendue aux ondes électriques basses fréquences car certaines personnes EHS y sont très sensibles.

 

L’objet de l’association : la connaissance et la reconnaissance de l’électro hypersensibilité et la chimico sensibilité

Créée en 2014, l’association a pour objet d’expérimenter, de créer et gérer des sites sans champs électromagnétiques artificiels, destinés aux personnes électro hypersensibles (EHS) et/ou chimico sensibles (MCS).

Ce phénomène de santé publique est dû à l’exposition croissante des personnes aux ondes électromagnétiques (wifi, téléphonie, lignes très haute tension…) et à des substances chimiques présentes dans notre environnement ; considérées comme des maladies environnementales provoquant des symptômes tels que vertiges, raideurs musculaires, insomnies, maux de têtes, fatigue chronique, elles ne sont néanmoins pas reconnues officiellement par l’Etat.

Bien qu’il soit difficile de les quantifier, la réalité des personnes électro hypersensibles est manifeste, elles sont de plus en plus nombreuses et pour nombre d’entre elles contraintes de chercher refuge pour s’isoler des CEM.

Ce syndrome d’hypersensibilité est mal connu ; les cas les plus sévères sont dans une situation d’errance, à la recherche de lieux reculés et non couverts par la téléphonie mobile pour survivre  le plus souvent dans leur caravane ou fourgon aménagé.

Composée de personnes EHS et/ou MCS, d’élus, et d’associations engagées sur ces questions, l’Association Zones Blanches se mobilise pour monter un projet concret de lieu d’accueil médico-social en « zone blanche ».

 

Quelques dates clés avant et après la création de l’association

  • Juin 2010 : occupation par des personnes électro hypersensibles pendant 4 mois de la Forêt de Saou (une « zone blanche » dans la Drôme), et qui créeront ensuite l’association Une Terre pour les EHS en mars 2011
  • Juin 2012 : découverte du site de Durbon et rencontre de femmes EHS réfugiées dans des grottes.
  • Septembre 2014: audition de Michèle RIVASI par l’ANSES au sujet de l’EHS et des besoins à mettre en place pour mieux comprendre les intolérances de cette population.
  • Décembre 2014: création de l’Association Zones Blanches, avec des personnes morales et physiques afin de coordonner nos compétences et de se préparer à la réponse à un appel à projets de la CAF des Bouches du Rhône, destiné à déterminer l’avenir de l’usage de ce Domaine.
  • Janvier-Mars 2015: lancement de l’appel à projet de la CAF des Bouches du Rhône pour proposer de reprendre le site de la Chartreuse et/ou des Cros, et de les transformer pour un projet ayant comme critères une dimension sanitaire et sociale. Dépôt de la réponse d’Evaléco au nom de l’Association Zones Blanches et en tant que membre de celle-ci. Cette réponse constitue la base du projet de création d’un lieu pilote expérimental d’accueil médico-social de personnes EHS et/ou MCS.
  • Juin 2016 : test du site des Cros avec un groupe de personnes EHS et/ou MCS, et confirmation de la poursuite du projet de lieu d’accueil pour EHS et MCS.
  • Depuis Février 2017 : négociations entre l’AZB et la CAF autour d’un contenu de bail emphytéotique.
  • Juin 2017 : Rencontre avec SOLIHA Provence qui devient le partenaire principal du projet et qui se charge entre autres de l’aspect immobilier du projet.

 

Nos Valeurs :

Attachée à développer un projet d’intérêt général pour faire face à la problématique de santé publique majeure causée par l’exposition croissante des populations aux ondes électromagnétiques, l’association veut apporter des solutions concrètes liées à l’urgence et à l’accompagnement dont ont besoin les personnes EHS et MCS, tout en contribuant à la reconnaissance du syndrome de l’électro hypersensibilité et de la chimico sensibilité par les autorités sanitaires.

Nos valeurs sont les suivantes :

  • Humanisme et dignité : les personnes EHS et MCS sont « invisibles » aux yeux de notre société et incarnent une forme de conséquence sanitaire critique de la course aux technologies sans fil et à l’emploi de produits chimiques dans notre environnement. Ces personnes sont de véritables sentinelles, mais elles sont isolées et précaires ; elles doivent être restaurées dans leur dignité et dans leur capacité à exister aux yeux de la société et à y retrouver une place.
  • Professionnalisme : nous considérons que nous exerçons une mission d’intérêt général et d’utilité sociale, en fonction des besoins des personnes EHS et MCS, en toute indépendance, dans un esprit d’innovation, basée sur le respect des personnes et de leurs besoins.
  • Engagement bénévole : agissant sur un domaine particulier, et dans lequel l’Etat n’agit pas encore suffisamment, l’association a besoin de l’aide et de la compétence de toute personne qui se sent concernée par la cause de l’EHS et de la MCS. L’action des bénévoles, articulée à des interventions professionnelles pour mener à bien le projet central de l’association (Durbon) est nécessaire pour garantir l’avancement des actions de l’association.

 

Nos ressources

Les ressources de l’Association Zones Blanches sont limitées et sont en cours d’augmentation pour faire face aux besoins inhérents au montage du projet Durbon

  • Nous fonctionnons beaucoup grâce aux dons et aux cotisations de nos membres et sympathisants
  • L’octroi d’une réserve parlementaire en 2016 permet à l’association d’avoir une trésorerie pour le fonctionnement quotidien.
  • La subvention du Programme européen Leader et les financements publics associés du Conseil Régional PACA et de l’Etat ont pour objet de financer une étude d’intégration au territoire du projet Durbon et un poste de chef de projet.

Un Conseil d’Administration est composé de personnes morales et physiques compétentes et investies à divers niveaux sur les sujets de l’électro hypersensibilité :

  • Michèle RIVASI, députée européenne et agrégée de Biologie
  • Dr Alexandre RAFALOVITCH, médecin généraliste et EHS
  • Jean-Michel GARNIER, fonctionnaire d’Etat et EHS
  • Catherine NEYRAND, kinésithérapeute, présidente de POEM 26 et intolérante aux OEM
  • Jacqueline COLLARD, chimiste retraitée et présidente de Santé Environnement Rhône-Alpes
  • Marie DUBOIS, fonctionnaire hospitalière, EHS
  • Etienne CENDRIER, Porte-parole de Robins des Toits
  • Philippe TRIBAUDEAU, EHS et MCS, président d’Une Terre pour les EHS
  • Geneviève FONTAINE et Philippe CHEMLA, représentants d’Evaléco et à l’initiative d’un autre type de projet d’habitat pour les EHS modérés dans le pays de Grasse (06)