Notre histoire

Dès 2012, des membres de l’association (non encore constituée) ont rencontré et aidé des femmes électrohypersensibles très sévèrement touchées et contraintes pour leur survie de se réfugier dans une grotte à Baumugne, située sur la commune de Saint-Julien-en-Beauchêne, au nord du territoire du Sisteronais-Buëch.

L’histoire et les conditions de santé de ces deux femmes ont poussé Michèle RIVASI, aidée des membres de leur famille, à tout mettre en œuvre pour leur trouver une solution d’hébergement ; sensible à leur situation, la préfecture des Hautes-Alpes a pu réquisitionner pour elles la maison forestière de Jubéo. Elles y vivent depuis plusieurs années et cette éviction totale permet d’améliorer progressivement leur état de santé.

A la même époque, et afin de leur trouver des solutions d’hébergement dignes, des premiers contacts avaient été également pris avec la Caisse des Allocations Familiales des Bouches du Rhône, propriétaire du Domaine de Durbon proche, et très peu exposé aux ondes électromagnétiques.

Une partie de ce domaine de Durbon dispose d’un patrimoine bâti exceptionnel mais dégradé et non occupé.

Après qu’un diagnostic indépendant sur les ondes électriques et électromagnétiques présentes sur le site ait été mené grâce aux financements du Conseil régional PACA, en 2013, la CAF a lancé fin 2014 un appel à projet pour la reprise de tout ou partie du Domaine de Durbon dans le cadre d’un projet d’ordre sanitaire et social.

L’Association Zones Blanches a donc été créée en décembre 2014 afin de porter ce projet concret !

Elle a répondu à l’appel à projet de la CAF début 2015 et a reçu une réponse d’acceptation de principe de son projet début 2016.

La CAF a mené une réflexion sur la manière de mettre à disposition ce terrain et c’est courant novembre 2018 qu’elle a lancé un appel à candidature en vue de vendre l’ensemble immobilier du Domaine de Durbon (17 bâtiments sur plus de 63 hectares).    

La mise en vente a été fixée à 880 000 €.

Pourquoi le nom de « zones blanches » ?

Notre association a choisi ce terme de façon très symbolique, afin de promouvoir l’idée et la nécessité d’un maintien de  « zones blanches », pour les personnes électro hypersensibles, qui sont le public qui compose en partie l’association mais aussi et surtout le public visé par celle-ci.

Il n’y a pas de définition officielle d’une « zone blanche », mais selon les personnes électrohypersensibles, il s’agit d’un lieu dénué ou quasiment dénué d’ondes électromagnétiques artificielles. La définition pourrait être étendue aux ondes électriques basses fréquences car certaines personnes EHS y sont très sensibles.

Quelques dates clés avant et après la création de l’association

    • Juin 2010 : occupation par des personnes électro hypersensibles pendant 4 mois de la Forêt de Saou (une « zone blanche » dans la Drôme), et qui créeront ensuite l’association Une Terre pour les EHS en mars 2011
    • Juin 2012 : découverte du site de Durbon et rencontre de femmes EHS réfugiées dans des grottes.
    • Septembre 2014: audition de Michèle RIVASI par l’ANSES au sujet de l’EHS et des besoins à mettre en place pour mieux comprendre les intolérances de cette population.
    • Décembre 2014: création de l’Association Zones Blanches, avec des personnes morales et physiques afin de coordonner nos compétences et de se préparer à la réponse à un appel à projets de la CAF des Bouches du Rhône, destiné à déterminer l’avenir de l’usage de ce Domaine.
    • Janvier-Mars 2015: lancement de l’appel à projet de la CAF des Bouches du Rhône pour proposer de reprendre le site de la Chartreuse et/ou des Cros, et de les transformer pour un projet ayant comme critères une dimension sanitaire et sociale. Dépôt de la réponse d’Evaléco au nom de l’Association Zones Blanches et en tant que membre de celle-ci. Cette réponse constitue la base du projet de création d’un lieu pilote expérimental d’accueil médico-social de personnes EHS et/ou MCS.
    • Juin 2016 : test du site des Cros avec un groupe de personnes EHS et/ou MCS, et confirmation de la poursuite du projet de lieu d’accueil pour EHS et MCS.
    • Depuis Février 2017 : négociations entre l’AZB et la CAF autour d’un contenu de bail emphytéotique.
    • Juin 2017 : Rencontre avec SOLIHA Provence qui devient le partenaire principal du projet et qui se charge entre autres de l’aspect immobilier du projet.
    • Novembre 2017 : Validation d’une demande de subvention Leader du Pays Sisteronais-Buech sur trois ans pour la création d’un poste de chef de projet et une étude d’intégration au territoire
    • Septembre à début décembre 2017 : AZB lance une 1ère enquête auprès des personnes EHS-MCS
    • Janvier 2018 : Changement de direction de la Caf des Bouches du Rhône
    • Automne 2018 :  La CAF lance l’appel d’offre d’achat sur le domaine de Durbon, le dépôt des candidatures doit se faire au plus tard le 1er février 2019. Notre association embauche une chef de projet et publie les résultats de l’enquête 2017-2018.
    • 2019 : SOLIHA PROVENCE est en attente de la signature du compromis de vente pour l’achat du domaine de Durbon.

Nos Valeurs :

Attachée à développer un projet d’intérêt général pour faire face à la problématique de santé publique majeure causée par l’exposition croissante des populations aux ondes électromagnétiques, l’association veut apporter des solutions concrètes liées à l’urgence et à l’accompagnement dont ont besoin les personnes EHS et MCS, tout en contribuant à la reconnaissance du syndrome de l’électro hypersensibilité et de la chimico sensibilité par les autorités sanitaires.

Nos valeurs sont les suivantes :

    • Humanisme et dignité : les personnes EHS et MCS sont « invisibles » aux yeux de notre société et incarnent une forme de conséquence sanitaire critique de la course aux technologies sans fil et à l’emploi de produits chimiques dans notre environnement. Ces personnes sont de véritables sentinelles, mais elles sont isolées et précaires ; elles doivent être restaurées dans leur dignité et dans leur capacité à exister aux yeux de la société et à y retrouver une place.
    • Professionnalisme : nous considérons que nous exerçons une mission d’intérêt général et d’utilité sociale, en fonction des besoins des personnes EHS et MCS, en toute indépendance, dans un esprit d’innovation, basée sur le respect des personnes et de leurs besoins.
    • Engagement bénévole : agissant sur un domaine particulier, et dans lequel l’Etat n’agit pas encore suffisamment, l’association a besoin de l’aide et de la compétence de toute personne qui se sent concernée par la cause de l’EHS et de la MCS. L’action des bénévoles, articulée à des interventions professionnelles pour mener à bien le projet central de l’association (Durbon) est nécessaire pour garantir l’avancement des actions de l’association.